JMF Petitjean - Liberédition

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Auteurs

“La première chose à apprendre pour un écrivain c'est l'art de transposer ce qu'il sent dans ce qu'il veut faire sentir. Les premières fois c'est par hasard qu'il réussit. Mais ensuite il faut que le talent vienne remplacer le hasard. Il y a ainsi une part de chance à la racine du génie.” Albert Camus

JMF Petitjean


Jeanne-Marie Petitjean de La Rosière, née en Avignon le 13 septembre 1875, et Frédéric Petitjean de La Rosière, né à Vannes le 6 septembre 1876, auteurs de romans d'amour populaires.

Les romans de Delly, peu connus des lecteurs actuels, furent extrêmement populaires entre 1910 et 1950, et comptèrent parmi les plus grands succès de l'édition en France mais aussi à l'étranger.

Jeanne-Marie et Frédéric sont les enfants d'un militaire, Ernest Petitjean, et de sa femme, Charlotte Gaultier de La Rosière, dont ils reprirent le nom. Ils passèrent leur enfance à Vannes avant de déménager à Versailles, après la retraite de leur père. Dans cette ville, ils se lient d'amitié avec leur voisin, la famille du Commandant Brunot dont l'épouse Marie deviendra, quelques années plus tard, l'auteure de livres pour enfants Marie d'Agon de la Contrie.

Marie, jeune fille rêveuse qui consacra toute sa vie à l'écriture, a été à l'origine d'une œuvre surabondante dont la publication commence en 1903 avec Dans les ruines. La contribution de Frédéric est moins connue dans l'écriture que dans la gestion habile des contrats d'édition, plusieurs maisons se partageant cet auteur qui connaissait systématiquement le succès. Le rythme de parution, de plusieurs romans par an jusqu'en 1925, et les très bons chiffres de ventes assurèrent à la fratrie des revenus confortables. Ils n'empêchèrent pas les deux auteurs de vivre dans une parfaite discrétion, jusqu'à rester inconnus du grand public et de la critique.

L'identité de Delly ne fut en fait révélée qu'à la mort de Jeanne-Marie le 1er avril 1947, deux ans avant celle de son frère. Ils sont enterrés au cimetière Notre-Dame de Versailles.

Marie et Frédéric Petitjean lèguent une partie de leur fortune et tous leurs manuscrits à la Société des gens de lettres pour aider les écrivains malades ou nécessiteux (bourse Delly). Une salle de l'hôtel de Massa, siège de la SGDL, porte le nom de salle Delly.
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